Jeudi, le 18 janvier 2018

Comme c’est difficile de croire que nous sommes toujours entre les mains de Dieu. Oui bien sûr nous avons nos moments de déprime, d’angoisse, de doute, de récrimination, mais comme Jésus, après avoir connu nos Gethsémani et nos cris de désespoir du « Père, pourquoi m’as-tu abandonné? », nous pouvons toujours dire : « Père, entre tes mains je remets ma vie ».

Comme Job, nous pouvons dire : Nu je suis sorti du ventre de ma mère, nu j’y retournerai.  Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris. Que le nom du Seigneur soit béni. La foi de Job, après avoir passé par toutes les épreuves de la vie, a pu dire : Dieu est le Seigneur de tout et tout ce qu’il fait est juste et bon. Oui Dieu écrit droit avec les lignes brisées de nos existences. Oui tout est grâce. Oui le monde est en montée croissante. Oui le monde s’en va vers sa plénitude, vers sa pâque glorieuse.

Bonne journée.


Mercredi, le 17 janvier 2018

Ce qui est important pour Dieu, c’est de lui offrir tout ce que nous avons.  Que ce « tout » soit peu ou beaucoup, c’est là le sens de la Parabole des talents. Dieu ne veut pas louanger celui qui a les dix talents au profit de celui qui n’en a reçu qu’un, mais il veut nous faire comprendre qu’on doit toujours rendre dans la mesure de ce qu’on a reçu. Dieu ne fait pas de comparaison entre nous. Il ne nous demande jamais de nous comparer aux autres. Il nous demande de nous accepter.

Je connais des handicapés heureux et reconnaissants de ce que les autres font pour eux. Je connais des personnes qui ont donné beaucoup du temps où ils étaient au travail et aujourd’hui ils sont heureux de recevoir tous les services qu’ils ont besoin sur le plan santé et sur le plan amour des leurs.  S’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir, il y a aussi de la joie à recevoir avec reconnaissance.


Bonne journée.

Mardi, le 16 janvier 2018

Notre difficulté à nous les prédicateurs un peu trop savants, c’est d’oublier qu’on ne doit pas prêcher avec des mots abstraits mais avec des mots concrets que le peuple peut comprendre.  Jésus a parlé en langage concret, fait d’images et de paraboles.  J’admire mes confrères qui sont capables de parler de la vie concrète de la terre, de la maison familiale, du bon pain et du bon vin de la vie.

Je suis la vigne et vous les sarments, dit Jésus. Y a-t-il plus concret que cela pour nous faire comprendre que si nous ne sommes pas branchés sur lui, le Christ, nous ne pouvons pas porter de fruits?

Voici ce que nous dit Wilfrid Stinissen : Le sarment n’a pas à s’inquiéter de savoir s’il porte du fruit ou non, il n’a pas à vérifier si ses bourgeons s’ouvrent, si ses fruits sont en train de murir. La seule chose qu’il ait à faire, c’est de rester uni à la vigne.  Les fruits viendront d’eux-mêmes quand le temps sera venu. La vérité sur la vie en Dieu est aussi simple qu’une histoire de vigne et de sarments.


Bonne journée.

Lundi, le 15 janvier 2018

Le Seigneur aime-t-il les holocaustes et les sacrifices autant que l’obéissance à sa Parole?  Oui l’obéissance vaut mieux que le sacrifice, la docilité vaut mieux que la graisse des béliers..

Nous qui sommes assidus à la messe du dimanche, est-ce que nous donnons notre vie pour les autres au cours de la semaine?  Sommes-nous ardents dans la semaine à chausser les bottes du Christ et à vivre de sa vie?

Une célébration du culte chrétienne sans une vie de charité dans nos engagements tourne à vide et c’est pourquoi ceux qui ont abandonné la pratique du culte se justifient par notre peu de ferveur à mieux vivre notre vie familiale et sociale.  Mais ceux qui ont abandonné sont-ils conscients qu’une vraie célébration du dimanche nous permet d’augmenter notre foi et de vérifier si notre agir est de mieux en mieux une réponse aux appels de notre Dieu, le Dieu de Jésus-Christ?

Bonne journée.

Vendredi, le 12 janvier 2018

Dis-moi comment tu pries et je te dirai qui tu es. Tu pries pour gagner à la Loto. Tu pries pour demander plein de choses futiles, alors il se peut que ta prière ne soit qu’expression de ton égoïsme ou de ta méconnaissance de Dieu.

Le pharisien était un assoiffé orgueilleux. Sa prière était centrée sur ses bonnes œuvres et sur son mépris des publicains. Le publicain, lui, se remet pécheur. Il se sait un extorqueur impitoyable qui s’enrichit sur le dos des autres mais il se présente tel qu’il est. Il appelle Dieu à son secours. Il connaît sa misère. Il s’en retourne chez-lui justifié et non pas l’autre.

Dites-moi comment vous priez et je vous dirai qui vous êtes.  Notre prière nous révèle qui est notre Dieu et qui nous sommes. Essayez de jeter un coup d’œil sur la manière dont vous priez.

Bonne journée.