Mardi, le 13 novembre 2018


Écoutez bien cette hymne que nous récitons, prêtres, religieux, religieuses, à la prière du matin de notre bréviaire à l’occasion de la fête d’un ou d’une martyre.

·         Si l’espérance t’a fait marcher plus loin que ta peur, tu auras les yeux levés. Alors tu pourras tenir jusqu’au soleil de Dieu.
·         Si la colère t’a fait crier justice pour tous, tu auras le cœur blessé, alors tu pourras lutter avec les opprimés.
·         Si la misère t’a fait chercher aux nuits de la faim, tu auras le cœur ouvert, alors tu pourras donner le pain de pauvreté.
·         Si la souffrance t’a fait pleurer des larmes de sang, tu auras les yeux lavés, alors tu pourras prier avec ton frère en croix.
·         Si l’abondance t’a fait mendier un peu d’amitié, tu auras les mains tendues, alors tu pourras brûler l’argent de tes prisons.
·         Si la faiblesse t’a fait tomber au bord du chemin, tu sauras ouvrir tes bras, alors tu pourras donner au rythme du pardon.
·         Si la tristesse t’a fait douter au soir d’abandon, tu sauras porter ta croix, alors tu pourras mourir au pas de l’homme Dieu.  Amen.

Bonne journée.

Lundi, le 12 novembre 2018


Une seule chose est nécessaire : Dieu et non les œuvres de Dieu.

Quand nous vieillissons, il est important que nous sachions qu’une seule chose est nécessaire. Nous pouvons nous morfondre et ça m’arrive souvent de le faire, nous pouvons nous morfondre de ne plus pouvoir réaliser les œuvres de Dieu par notre ministère.  Consolons-nous, d’autres peuvent accomplir les œuvres de Dieu mieux que nous et pour nous, les œuvres de Dieu étaient parfois nos œuvres humaines accomplies sans trop d’amour.

Oui en vieillissant, laïcs ou prêtres, nous devons savoir qu’une seule chose est nécessaire : Dieu et non les œuvres de Dieu.  Quand on vieillit, on peut aimer plus et prier plus. La prière est l’âme de tout apostolat, dit un auteur de notre temps.  Ce texte est en partie du Cardinal Van Thuan.

Vendredi, le 9 novembre 2018


Quand on aime selon le plan de Dieu, on ne regarde pas si l’autre est hostile mais on aime en premier en prenant l’initiative.  Quand on aime selon le plan de Dieu, on aime le monde sans exclure personne. « Soyez les fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons. »

Quand on aime selon le plan de Dieu, on aime nos ennemis et c’est une caractéristique toute particulière de l’amour chrétien, souvent incompréhensible pour qui ne croit pas.  Quand on aime selon le plan de Dieu, on aime jusqu’à donner sa propre vie. Et enfin, quand on aime selon le plan de Dieu, on aime en servant tous nos frères et toutes nos sœurs et quand on veut être un disciple missionnaire, l’amour est première évangélisation. Et c’est tiré en partie du testament spirituel du cardinal Van Thuan.

Jeudi, le 8 novembre 2018


Voici ce que Chiara Lubich écrit concernant l’amour de Jésus en croix. Elle l’a écrit comme une intense prière, faisons-la nôtre.

Pour que nous ayons la lumière, tes yeux se sont éteints.
Pour que nous goûtions l’union, tu as éprouvé la séparation du Père.
Pour que nous nous revêtions d’innocence, tu t’es fait péché.
Pour que nous espérions, tu t’es fait désespoir.
Pour que ton Dieu vienne en nous, tu l’as éprouvé loin de toi.
Pour que le ciel soit à nous, tu as ressenti l’enfer.
Tu es Dieu, tu es mon Dieu, Dieu d’amour infini. Amen.

Bonne journée.

Mercredi, le 7 novembre 2018


Voici selon Élisabeth Kubler-Ross les cinq principales étapes vers la mort. Elles ne sont pas les seules, elles ne se présentent pas toutes dans cet ordre.

Devant la maladie grave, la première étape est celle du déni. Mais non, je ne suis pas si malade. Le médecin a sûrement posé un mauvais diagnostic.

Si la maladie se confirme, suit souvent un moment de révolte. Pourquoi moi alors qu’un tel et un tel ont bousillé leur vie dans l’alcool et les abus, en termes religieux? Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu? Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?

Puis la peur est au rendez-vous. La foi vacille, le doute s’installe.

Souvent le malade cherche à gagner du temps, à négocier avec la mort, le temps de voir naître un petit enfant, de mettre de l’ordre dans ses affaires, etc.

À mesure que l’évidence s’impose, une fois accomplie, la réconciliation avec soi-même et les autres, la paix revient. C’est plus qu’une résignation, c’est une acceptation.

Bonne journée.