lundi 7 mai 2018

Lundi, le 7 mai 2018


Dans son livre, Sadhana de Mello rapporte cette histoire d’un prêtre qui visitait un malade.

Le prêtre remarquait qu’il y avait une chaise vide près du lit du malade. Elle était pour Jésus avec qui le malade parlait souvent comme s’il était là. Il avait découvert que prier consistait à s’entretenir souvent avec Jésus, à prononcer son nom avec amour, à demeurer en sa présence malgré la douleur. Plus tard, la fille du malade alla au presbytère informer le prêtre que son père était mort. « Je l’ai laissé seul pendant quelques heures, il avait l’air serein. Et quand je suis rentrée dans la chambre, je l’ai trouvé mort. Mais j’ai remarqué quelque chose d’étrange : sa tête, au lieu de reposer sur son lit, était appuyée sur la chaise d’à côté. »

Heureux, heureuse, vous qui priez avec la certitude que Dieu est près de vous.

Bonne journée.

vendredi 4 mai 2018

Vendredi, le 4 mai 2018


Vis en Christ pour mourir avec lui
Apprendre à mourir pourrait nous aider à mieux vivre notre dernière mort. Quitter, laisser derrière soi signifie se détacher, ne pas s’accrocher au passé, ne pas s’agripper à ce qu’on a atteint, ne pas regarder en arrière. Cela suppose de mourir continuellement à tout et surtout à soi-même. Qui se sera exercé toute sa vie à tout quitter n’aura pas non plus, au moment de mourir, grande difficulté à remettre toute sa vie entre les mains de Dieu. Et c’est de Wilfrid Stinissen.

Perdre notre permis de conduire, perdre des êtres chers, accepter d’avoir besoin des autres pour le bain à recevoir et ce sans rechigner trop trop, c’est accepter de mourir. Oui je rencontre des gens qui me disent : non non, à mon âge, je ne demanderai pas de me réanimer s’il m’arrive un accident cardiaque. Non je ne me ferai pas charcuter pour quelques instants de plus. Non, pas de traitement contre le cancer, je suis trop vieux.

Bonne journée.

jeudi 3 mai 2018

Jeudi, le 3 mai 2018


Beaucoup sont appelés mais peu sont élus. Est-ce possible que Jésus soit mort en vain pour nous sauver? Avons-nous remarqué que dans la salle de noces de cette parabole de l’évangile, un seul a été exclu parce qu’il n’avait pas le vêtement de noces? Le texte ne voudrait-il pas dire plutôt que pratiquement tous sont élus?

Jésus, dans sa parabole, a une autre vision. Il pense à l’Église, la communauté des croyants qui vont se réunir en son nom. Beaucoup, tous même, sont appelés à rejoindre l’Église, invités à participer à sa grâce. Cependant, ils sont peu nombreux à entrer vraiment dans cette communauté. Environ un sur sept.

Être admis au petit nombre des membres élus de l’Église signifie avoir reçu une mission dans l’intérêt de beaucoup. Être élu est un don mais tout autant une tâche et une responsabilité afin que beaucoup puissent percevoir l’invitation de Dieu à être élus à leur tour.

L’Église n’est pas un bateau passeur dans lequel il faut être embarqué pour être sauvé, mais le signe que nous sommes aimés et sauvés. Puissions-nous être ce signe pour tous nos frères et sœurs qui ne font pas partie de l’Église.

mercredi 2 mai 2018

Mercredi, le 2 mai 2018


Écoutez bien cette prière qu’on retrouve come une des hymnes à notre Bréviaire. Je trouve cette prière très belle.

Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi, fils de la terre?
Qui donc est Dieu si démuni, si grand, si vulnérable?
Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi?
Qui donc est Dieu pour se lier d’amour à part égale?
Qui donc est Dieu s’il faut pour le trouver un cœur de pauvre?
Qui donc est Dieu s’il vient à nos côtés prendre nos routes?
Qui donc est Dieu qui vient sans perdre cœur à notre table?
Qui donc est Dieu que nul ne peut aimer s’il n’aime l’homme?
Qui donc est Dieu qu’on peut si fort blesser en blessant l’homme?
Aujourd’hui, ne blessez pas un être humain quel qu’il soit car vous blesseriez Dieu.

Bonne journée.

mardi 1 mai 2018

Mardi, le 1er mai 2018


Comment pouvons-nous prier avant les repas et après les repas, au moment où tant d’hommes et de femmes meurent de faim? La réponse n’est pas facile à donner. Oui nous sommes dans un monde où il y a beaucoup de souffrances, de guerres, de gens affamés. On ne peut pas nier cette réalité mais il y a aussi dans notre monde beaucoup de positif.

Je ne peux pas prier avant les repas en égoïste et en me croyant meilleur que les autres qui ne mangent pas, mais je peux rendre grâce au Seigneur pour tout le bien qui se fait dans le monde. Rien ne sert de pleurer sur le mal qui existe mais je peux m’engager au mieux de mon existence à travailler à faire reculer le mal et à faire avancer le bien.

Oui on peut rendre grâce à Dieu pour la nourriture que nous prenons mais à condition de n’en rien gaspiller et à condition d’aider à faire reculer la malnutrition et la faim dans le monde.

Bonne journée.