mercredi 7 février 2024

Mercredi, le 7 février 2024

Il ne faut pas juger trop vite. Voici ce que raconte Guy Gilbert, un prêtre français. Quand il était en train de se préparer à devenir prêtre, il eut des doutes sur sa vocation. Pour se fixer, il entreprend un pèlerinage de 500 kilomètres à pieds vers Lourdes. Il a pour tout bagage une sacoche avec une poire, un morceau de pain, du fromage de chèvre et un trente francs de son père. Un soir, il arrive dans un presbytère, la ménagère le reçoit de façon agréable. Le curé non, il lui dit : Dans mon temps, on prévenait. Le curé continue son engueulade pour lui dire à la fin : Mange une soupe et il lui donne un matelas. Quel enfoiré, se dit le futur prêtre, c’est fini, je ne vais plus chez les curés. Trois jours plus tard, il arrive dans un autre presbytère tout détrempé. Le curé lui dit : Mais entrez donc. Je suis tout détrempé, je vais tout salir, indiquez-moi une place pour coucher. Le curé m’amène, dit-il, dans sa salle de bain, il me donne une serviette, une de ses soutanes et me dit : Prends un bon bain et habille-toi. Il me dit : Après, viens on t’attend, je fête mes trente ans de sacerdoce et tu es mon dernier invité à arriver. Et ce fut un merveilleux gueuleton au milieu d’une trentaine de curés. Oui il faut faire la part des choses. Bonne journée.

mardi 6 février 2024

Mardi, le 6 février 2024

La meilleure façon d’affirmer sa foi, c’est par le témoignage. Paul VI a dit : Nous avons besoin dans les temps d’aujourd’hui de beaucoup plus de témoins que de maîtres. Un témoin ne parle pas beaucoup. Il n’essaie pas d’accrocher les autres. Il bûche sa foi et annonce Dieu avec son propre charisme, nous dit Guy Gilbert. La meilleure rencontre avec Dieu passe par des actes de miséricorde, d’amour et d’humilité. Aider les plus petits, les plus méprisés de nos frères et sœurs, ceux et celles qui souffrent le plus, est un des grands signes de Dieu. Dire Dieu par sa vie vaut mieux que de le dire par ce qu’on dit. « Ce que tu es parle si fort que je n’entends pas ce que tu dis. » Ceux et celles qui m’ont aidé le plus dans ma vie, ce sont les témoins humbles de nos paroisses. C’est l’évangile en actes et c’est merveilleux. Bonne journée.

lundi 5 février 2024

Lundi, le 5 février 2024

Vous tous qui m’écoutez et qui vous dites croyants, sachez qu’être croyant n'est pas un privilège mais une responsabilité. Nous tous croyants, nous ne réalisons pas toujours que nous pouvons être cul-de-sac plutôt que chemin, fermeture plutôt que main tendue. On est véritablement sur le chemin du Christ quand on devient chemin vers le Christ pour le monde. Charles de Foucauld essayait d’être tellement bon avec ceux qu’il rencontrait avec le désir que les gens disent de lui : Si lui est si bon pour nous, le Dieu qu’il sert, qu’il connaît, qu’il aime, doit être drôlement bon. On peut être disciple du Christ et lui faire écran, c’est ce que les gens qui suivaient le Christ ont été pour Bartimée, cet aveugle qu’on empêchait de rejoindre le Christ. Une partie de ce mot est de Guylain Prince, tiré de l’« Aventure intérieure », d’octobre 2009. Bonne journée.

vendredi 2 février 2024

Vendredi, le 2 février 2024

Vous tous qui êtes de bons marcheurs, savez-vous qu’on peut prier en marchant? On peut prier en marchant pour une personne qu’on aime, pour une personne avec qui on a une brouille. On peut marcher en rendant grâce à Dieu pour les beautés rencontrées sur notre route. On peut marcher en récitant notre chapelet. Pour ma part, je marche même en disant mon Bréviaire. On peut marcher en priant et en récitant le même mantra. Seigneur, je t’aime. Seigneur, aie pitié de moi. Seigneur Jésus, tu es bon et je t’aime. Vous n’êtes peut-être pas capable de vous retrouver sur le chemin de Compostelle ou même d’être pèlerin à pied entre Rivière-du-Loup et l’Oratoire St-Joseph, mais vous pouvez être pèlerin de prière dans votre marche de chaque jour. Bon pèlerinage journalier.

jeudi 1 février 2024

Jeudi, le 1er février 2024

Patience et longueur de temps valent mieux que force et que rage. C’est Lafontaine qui nous dit cela. Il y a plein de sagesse dans les fables de Lafontaine. Une blessure prend toujours du temps à se cicatriser. Ça prend parfois du temps pour faire des hommes et des femmes de vos enfants. Les carottes ne poussent jamais plus vite lorsqu’on veut tirer dessus. On ne guérit pas d’un deuil en quelques semaines. Il faut donner du temps au temps. Le temps ne respecte pas ce qu’on fait sans lui. Tout ce que je vous dis ce matin, je me le dis à moi-même parce que je suis d’un tempérament impatient, qui a de la misère à attendre. Bonne journée.